L’année sans été

Présentation de l’éditeur

Dès le lendemain des guerres napoléoniennes, les Européens connaissent en 1816 une ” année sans été ” ou l'” année du mendiant “, tant une misère effroyable va s’en suivre. On en connait désormais la cause : l’éruption du volcan Tambora, près de Java, en avril 1815, dont la force exceptionnelle va bousculer le cours du monde. Un grand livre d’histoire totale, véritable roman d’une crise climatique reconstruite comme les pièces éparses d’une vaste énigme policière.
Un an après Waterloo, en 1816, le monde est frappé par une catastrophe restée dans les mémoires comme l'” année sans été ” ou l'” année du mendiant “… Une misère effroyable s’abat sur l’Europe. Des flots de paysans faméliques, en haillons, abandonnent leurs champs, où les pommes de terre pourrissent, où le blé ne pousse plus.
Que s’est-il passé ? En avril 1815, près de Java, l’éruption cataclysmique du volcan Tambora a projeté dans la stratosphère un voile de poussière qui va filtrer le rayonnement solaire plusieurs années durant. Ignoré des livres d’histoire, ce bouleversement climatique fait des millions de morts. On lui doit aussi de profondes mutations culturelles, dont témoignent les ciels peints par Turner, chargés de poussière volcanique, ou le Frankenstein de Mary Shelley.
L’auteur nous invite à un véritable tour du monde. Au Yunnan, les paysans meurent de faim, vendent leurs enfants et se lancent dans la culture du pavot à opium, moins sensible que le riz aux variations climatiques.
Dans le golfe du Bengale, l’absence de mousson entraîne une mutation redoutable du germe du choléra, dont l’épidémie gagne Moscou, Paris et la Nouvelle-Angleterre. L’Irlande connaît une effroyable famine, suivie d’une épidémie de typhus, qui laisse de marbre le gouvernement britannique. En Suisse, des glaciers avancent avant de fondre brutalement, détruisant des vallées entières. Aux États-Unis, des récoltes misérables provoquent la première grande crise économique, etc.
Ce livre, qui fait le tour d’un événement à l’échelle planétaire, sonne aussi comme un avertissement : ce changement climatique meurtrier n’a pourtant été que de 2° C…

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